Granville, fugue
Tandis que l'auto entrait dans Granville par la route de Bréville-sur-Mer, passait à la radio cet air, j'en ai ensuite isolé un extrait de trois minutes que l'on pourra écouter par ici:
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Il était difficile de ne pas se souvenir de ce «Jazz sous les pommiers» 1989, cette scrutation tardive, le ciel, les barnum, les filles, les garçons. Les gens. Petrucciani était déjà une grande star.
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Il était difficile de ne pas se souvenir de ce «Jazz sous les pommiers» 1989, cette scrutation tardive, le ciel, les barnum, les filles, les garçons. Les gens. Petrucciani était déjà une grande star.
Du coup l'on regrettait, presque douloureusement, de ne pas avoir été ébloui par Coutances autrement que par sa précision sentimentale. De toute façon le passé était flou, restait cet air presque immémorial.
Les réminiscences n'allaient pas tarder à imposer leurs rocambolesques carambolages.
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Duke Ellington, In a sentimental mood. Michel Petrucciani, Jazzwoche Burghausen 1993
De plus en plus de magasins font de la retape sans honte.
RépondreSupprimerLes doigts agiles de Pettruciani compensent la misère (il faut dire qu'Ellington est toujours dans le ton au-dessus).
L'œil marin sait voir les autobus qui trimballent un air ancien.
(c'est un autobus en forme de rapport constant: âge/somme des souvenirs, fois cent)
Supprimeret vos vues plongeantes
RépondreSupprimerqui nous mettent à quai
Il est plaisant de profiter de cette verticalité avant de prendre la mer
Supprimercartes postales en salves, criantes de vérité, Granville comme si on y était.
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