Vietnam, printemps 2026, épilogue
Puisqu'il faut conclure. Ce n'est pas facile, et je reconnais avoir des difficultés à faire ce geste, terminer le récit. Peut-être une météo plus clémente, ces jours-ci, me facilite la tâche, va savoir. Les mots sont sensibles à la couleur du ciel, et il ne suffit pas d'écrire lumière pour que la lumière soit. Mais les premières petites pommes acides et sucrées du verger aident à la prise de décision. À ce propos, je suis heureux de n'avoir fait aucune lumière sur la jeunesse de mon père, heureux, en particulier, que cette partie-là de sa vie me soit à jamais éloignée, ce qui a comme conséquence inattendue - et contradictoire - de me le rendre encore plus vivant. Je conserve en mémoire des bribes brûlantes de ses récits profus dont l'ambiance, la touffeur, me sont un peu plus présentes, bien que ses mots, en écoutant bien, nous les avaient déjà révélées. Les deux dernières photos sont, l'une, un tout petit jardin dans le centre de Hoï An. Ou plutôt un terrain d...
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