Vietnam, printemps 2026, #10
S'en est suivi un weekend très chargé, entre visites historiques et vastes sites particuliers.
Nous approchions de la mer. La mer de Chine, tout un programme. Un désir en soi, ancien, forcément, et par bonheur nous ne la rejoindrons jamais, perdus entre delta, brume et îlots, décor aquatique ajoutant du suspense à notre quête par nature irréalisable.
Après une visite pas trop rapide de Hoa Lu, ancienne capitale de l'Etat féodal centralisé, où nous découvrons les premières influenceuses ou instagrammeuses (en tout cas c'est le nom qui leur est donné), notre guide Dong nous a accompagnés au coeur de la pagode Bai Dinh, un complexe de temples bouddhistes établi sur une colline de plusieurs centaines d'hectares. Curieusement, l'ensemble est très calme, et peut-être trop. Une fois passées la gare et sa foule, sous d'immenses ventilateurs de plus de 15 mètres de diamètre, on monte à bord de véhicules électriques qui nous font traverser un gigantesque parking vide dont l'aspect hélicoïdal fait penser à celui de Disneyland Paris, mais en beaucoup plus grand. On croise des autos décapotées qui de ce côté ci redescendent à vide avec leur conducteur en uniforme, comme dans un téléfilm américain d'anticipation des années 60, et on en aurait presque un peu froid dans le dos. Je n'en ai pas pris hélas de photo explicite, comme si j'avais inconsciemment respecté un interdit implicite. Et puis arrive un moment où, dans cette immensité, on se retrouve seul avec son ombrelle, son sac à dos, et plus de 500 bouddhas en marbre, obèses mais souriants pour la plupart. Une ultime volée de marches conduit au plus éminent d'entre-eux avec son air jovial, voire, hilare. Et comme toujours, la récompense dans l'immensité est nichée au coeur d'un bonsaï comme sorti d'une fable, et que sans la fatigue qui fait courber l'échine nous n'aurions jamais remarquée.
L'autoroute qui nous ramène vers Hanoï est une succession de ponts où les bras du fleuve s'espacent en défluents. On trouve toujours une aire où, bien que les prix soient clairement affichés, le vendeur a toujours l'air contrit que nous ne les discutions pas.
...

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Quels plaisirs, vraiment, que ces passages ici.
RépondreSupprimerje me refuse à vous envier... je savoure la beauté, les cadrages, les sourires
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